Quand ça voyage au C.D.I…

Ce jeudi 23 Avril, je me suis rendue au C.D.I du collège Flandre, et il avait bien changé ! Les meubles avaient été déplacés, l’étiquetage des étagères avait changé, et des créations originales étaient apparues. Bien sûr, elles n’étaient pas apparues par magie, et j’ai eu la chance d’observer d’où elles venaient… Il est 10 heures au C.D.I, Léa Barbier, talentueuse designer, est déjà là, avec ses caisses à outils, prête à en découdre ! Elle attend les élèves de Mme Delporte qui font partie de la classe dite « non-francophone ». Ces élèves viennent de Roumanie, d’Afrique et de Syrie et ils sont là pour construire quelque chose au C.D.I, dans la joie et la bonne humeur ! Après un rapide tour de présentation, sur un jeu de questions-réponses, on rappelle ce que fait un designer : « ça aménage des espaces » ; ce qui a déjà changé dans l’antre de la documentaliste: « tout Madame, la grande armoire, les bacs d’albums… », et, surtout, ce qui doit encore changer: « on doit aménager le porte-sacs, surélever une table et aménager le coin lecture.  » Justement, Mme Girard arrive avec le nouveau présentoir, sur lequel elle pose L’art du portrait de Beyer. Luis s’exclame alors avec humour « Quel petit livre! ». Pour des élèves non francophones, ils ont plutôt bien saisi les subtilités de la langue… Après avoir énuméré les tâches qu’ils leur restaient à accomplir, les élèves se dispersent en petits groupes.

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 Avec Mme Delporte, ils surélèvent une table qu’ils ont fabriquée en superposant des livres usagés. Elle est trop basse et Isac propose de rajouter des livres sur les pieds. C’est parti : quelques élèves trient les livres par taille, d’autres les placent et les collent, pendant que certains s’occupent de décorer le plateau avec des mots. Un vrai travail d’équipe !

 

 

 

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Avec Mme Girard, on s’occupe des albums. Il faut les ranger par ordre alphabétique (sinon notre chère documentaliste ne dort pas sur ses deux oreilles…) et on commence par tout sortir des bacs. Mme Girard affirme : « Dans l’alphabet, il y a bien une trentaine de lettres» et une élève lui répond avec un petit sourire : « Non ! 26, Madame… »

Ensuite les élèves classent les albums, en vérifiant avec attention le nom des auteurs. Sans se tromper, ils peuvent rapidement tout remettre dans le bon ordre. Une fois que ce travail est terminé, ils passent à un autre atelier où ils construisent des tabourets, en empilant des livres, sur le même principe que la table.

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Enfin, j’arrive à l’atelier du fameux porte-sacs (qui hante les cauchemars des élèves depuis des générations…). Les élèves s’en occupent avec Léa Barbier. On fabrique des porte-manteaux et là ça ne rigole plus : les profs sont allées acheter des crochets chez Bricorama, et il faut percer les planches pour les placer ! Les élèves proposent des techniques pour mesurer : « On met du marqueur ? », « Avec une feuille »… finalement, ils mesurent avec un mètre et ça fonctionne très bien ! Ici, la concentration est à son comble…

Voilà, on n’est jamais au bout de ses surprises au C.D.I et je suis bien contente d’y être revenue. J’ai vu de belles choses, des élèves et des adultes impliqués et enthousiastes : ça change ! Et puis, peut-être se sont-ils découverts des vocations de designer, d’architecte…

Bonne continuation à eux !

Béatrice Weyrich, ancienne élève du collège

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